Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 15:58

http://www.massoreflexo.com/respectdesoi.html

Commence par l'acceptation de ce qu'on est, avec nos qualités et nos soi-disant défauts. Ne pas se laisser imposer des choses qui n'entrent pas dans nos valeurs ou ne correspondent pas à nos convictions. Etre capable de reconnaître et de se fixer des limites. Se respecter, c'est aussi avoir une bonne hygiène de vie.

La souffrance intérieure provient souvent du manque de respect de soi. N'étant pas capable de dire NON aux autres, on s'impose et s'oblige à faire (ou dire) des choses qui nous déplaisent, qui n'entrent pas dans notre échelle de valeurs. L'accumulation de cette imposition, qui semble inoffesive de prime abord est le déclencheur, à lonf terme de maladie chronique. Lorsqu'on se respecte on peut goûter à la paix intérieure, à la santé et au bonheur. Dès qu'on manifeste les principes d'honnêteté envers soi-même, de sincérité et de détachement, la vie cesse d'être un combat.

Par labradorite
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 00:33

http://www.massoreflexo.com/vivredanslattente.html#

Attente ou... Entente?

La communication serait-elle coupable de nos attentes'? Certaines personnes se posent des questions sur l'attente. Est-il bon d'en avoir ou non? Est-ce normal? Est-ce un manque de communication?

Avoir des attentes, c'est considérer que quelqu'un ou quelque chose va arriver. Souvent, c'est basé sur une promesse ou une entente quelconque avec quelqu'un. On a pris un billet d'avion, donc on s'attend à ce que l'avion soit là. Partant de là, il est ni normal ni anormal de vivre dans l'attente. Ça fait partie de la vie. Par contre, il faut au préalable un accord entre deux personnes. Sinon, c'est la déception.

Avoir des attentes, c'est l'attitude qu'on adopte par rapport à un besoin. Cette attente devient malsaine si elle nous place dans un état de dépendance par rapport à l'autre et ce choix est nécessairement frustrant, car rarement comblé.

Face à une attente on doit faire des choix. Soit on attend que l'autre devine nos besoins, soit on lui en fait part. Il faut cesser de croire que l'autre peut deviner ce qu'on pense.

Pourquoi vit-on dans l'attente? Il peut y avoir plusieurs raisons. En général, on se base sur ce qu'on pense sans toutefois vérifier avec la personne concernée si cette attente est justifiée ou non. Les croyances, prises pour acquises, sont une des causes majeures.

On prend pour acquis, dans les relations, que la personne qu'on fréquente va nécessairement deviner ce que l'on veut. Ce n'est pas toujours le cas. Bien au contraire.

Le manque de communication est une source d'attente non bénéfique qui amène souvent les couples à se séparer. Chacun reproche à l'autre de ne pas l'aider. Est-ce qu'on le lui a demandé? Ou bien a-t-on pris pour acquis que, si les deux travaillent à l'extérieur par exemple, il est normal qu'il aide! Dans ce cas, on a pris pour acquis que le conjoint a les mêmes croyances que soi. C'est à cause des ces attentes et croyances que certains couples vivent des émotions fortes et parfois de fortes tensions.

Derrière chaque attente se cachent des peurs. Par exemple, votre conjoint oublie votre anniversaire vous avez peur qu'il ne vous aime plus. Votre enfant ne fait pas sa chambre vous pensez que votre entourage vous jugera sur votre façon d'élever vos enfants…

Bien sûr, dans la société dans laquelle on vit, on croit normal d'avoir des attentes. On travaille pour une compagnie. Cette compagnie a des attentes vis à vis de nous et on en a aussi envers elle. On a des attentes face à ses enfants, ils en ont envers nous. C'est, entre autres, à cause de toutes ces attentes que l'on vit parfois certaines émotions de peur, tristesse, rancune et colère.

Toutes ces attentes créent des frustrations et j'irais même jusqu'à dire certains malaises. Voilà pourquoi il est important de "devenir conscient" afin d'éviter ces frustrations et ces émotions. Il est temps de diriger sa vie pour permettre d'éviter les blocages dus aux croyances mentales.

Toutes les attentes qu'on a envers les autres, on les a aussi envers soi-même, car on fait toujours aux autres ce que l'on se fait à soi-même. Grâce à cela, on peut prendre conscience de sa personnalité en se regardant agir avec son entourage. Evidemment il est toujours plus facile de regarder dans le jardin du voisin plutôt que dans le sien. C'est la même chose lorsqu'on veut guider quelqu'un. Lorsqu'on donne des conseils, et que l'autre ne les suit pas, on est souvent déçu. C'est parce qu'on a donné ces conseils avec une arrière pensée. Faites le plutôt par amour et surtout vérifier si la personne vous avait promis de le faire ou bien si c'était seulement pour avoir une deuxième opinion.

Comment savoir si on vit dans l'attente lorsqu'on rend service à quelqu'un? Très simple! Si après avoir rendu service, on s'attend à ce que cette personne en fasse autant pour nous et, si devant son refus, on vit déception et frustration, c'est qu'on n'a pas rendu service avec amour.

Plutôt que de donner en espérant quelque chose en retour (ce qui n'est pas donner d'ailleurs c'est du troc !), il vaut mieux ne pas donner. Si on "donne" quand même, mieux vaut découvrir la peur qui vous motive à donner. Est-ce pour se faire aimer, pour ne pas être traité d'égoïste. En devenant conscient de la peur qui motive à donner, on peut se permettre de le faire mais cette fois on peut ainsi en aviser la personne. Je te donne ce cadeau mais par contre, j'ai un service à te demander. Si elle accepte, là on peut parler d'attente.

En conclusion, pour cesser de vivre dans l'attente, on doit apprendre à communiquer davantage ses demandes aux autres. Mais attention, lorsqu'on exprime une demande, on ne doit pas s'attendre à ce que l'autre y réponde toujours favorablement. Il faut lui laisser le droit de prendre ses propres décisions et les accepter

Quand on a pris un engagement clair et précis et que l'autre ne respecte pas cette entente, alors on a le droit d'être déçu et on en profite pour vérifier si on respecte soi-même toujours ses engagements. Dans le cas contraire, l'émotion ressentie est là pour aider à devenir conscient.

Parfois on s'engage en se laissant emporter par un projet qui semble excitant mais de retour à la maison, on réfléchit et on s'aperçoit que ce n'est pas aussi emballant que ça en avait l'air. On peut alors se donner le droit de se désengager en appelant la personne concernée et en lui expliquant qu'on a réagi trop vite et qu'on a changé d'idée. Cela ne veut pas dire non plus qu'on puisse toujours se laisser emporter et par la suite se désengager. Mais il arrive parfois qu'on exige trop de soi-même.

Il est impossible dans le monde où l'on vit de ne pas avoir d'attentes. Elles en font partie. Aussi, une communication claire et précise limite les attentes inutiles et évite ainsi de vivre des émotions négatives.

Par labradorite
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 00:03

http://www.massoreflexo.com/paixinterieure.html

Lorsque je sens la colère en moi, je fais un gros STOP dans ma tête et je me pose les questions suivantes:

  • En quoi ça me dérange si il (ou elle) fait telle ou telle chose?
  • Est-ce que ça va changer quelque chose à mon bonheur?
  • Est-ce que c'est si dramatique que ça?
  • Qui est responsable de tout ce chambardement en moi ?
  • Est-ce que je le fais pour me faire aimer ou par plaisir?

Après m'être posée toutes ces questions (selon la situation bien sûr), je réalise souvent que ce sont les vieilles blessures du passées qui refont surface. Et puisque le passé je n'y peux plus rien, autant l'accepter et faire avec. Par contre, le moment présent m'appartient! Et si je ne suis toujours pas d'accord après ce questionnement, alors là, je réagis, pas sous l'effet de la colère, mais néanmoins avec fermeté. De cette façon, je ne vis aucune culpabilité face à une réaction trop hâtive (puisque je l'ai réfléchie) et je reste donc, encore une fois, en paix avec moi-même. Ce sont des petits trucs qui peuvent sembler banals mais qui, pour moi, furent très efficaces. Tout ce qu'il vous reste à faire c'est d'essayer et ça marchera pour vous aussi

Par labradorite
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 00:28

http://www.massoreflexo.com/peurdelengagement.html

Pour faire face à ses peurs, il faut d'abord les identifier, les comprendre et s'assurer qu'illes sont réelles. Autrement dit : notre corps physique est il réellement en danger ?

A la base, la peur est une émotion résultatnte d'un mécanisme naturel de défence, sensée prévenir des dangers réels afin de mettre en place des moyens d'action garantissant notre sécurité et note intégrité.

Cependant, la plupart de nos peurs sont reliées à des croyances qu'on nous a imposées (peur de souffrir, d'etre ridicule, abandonnée, rejeté …). Elles sont alors de reflet de croyances qu'on pense etre des vérités et peuvent nous enfermer dans le non choix, restreignant nos désirs et limitant notre créativité. On entretient alors un supposé confort, qui nous protège de la peur et de l'insécurité. On reste le plus possible à l'écart de tout ce qui pourrait déclencher ces émotions désagréables. Dans cette zone psychique de confort, on évite le plus possible les imprévus, les changements et les défis ! Notre vie se caractérise alors par la routine et notre espace d'agissement est très limité … souvent, on finit par se sentir à l'étroit dans sa réalité, on agit par impulsions irrationnelles pour reprendre son souffle et redonner un coup de pouce à son existence ! (changer de travail, de conjoint…)

Dans un premier temps, il faut identifier ces fausses croyances, leurs faire face et comprendre comment elles se sont imprégnées en nous.

Ensuite, il faut passer à l'action afin de modifier sa vision du monde, d'élargir sa zone de confort et sa vision de soi-meme.

Par labradorite
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /2009 20:10

Source : http://redpsy.com/infopsy/dependance2.html (j'ai enlevé des passages pour réduire le texte)

Symptomes

Peu de contact avec ce qu'elle resent

Cette personne est généralement "mal dans sa peau". Le plus souvent, elle ne ressent à peu près que l'angoisse ou l'anxiété. Et elle agit à partir de cette angoisse: demandes pressantes à l'autre, gestes généreux à son égard, contrôle pour obtenir ce qu'elle désire et calmer par là son angoisse.

Le plus souvent, elle cherche avant tout à se débarrasser de son angoisse. Il est rare qu'elle tente de trouver ce que cache cette angoisse L'angoisse et l'anxiété" ). Si elle le faisait, elle découvrirait diverses préoccupations, divers sentiments. De la même façon, elle s'abandonne rarement à ressentir complètement ses émotions (Voir "La vie d'une émotion"). Si elle le faisait, elle comprendrait mieux ce qui se passe en elle et serait davantage en mesure d'identifier ses besoins (et non seulement ce qu'elle veut de l'autre). Une fois ses besoins plus clairs, elle saurait aussi ce qu'elle doit exprimer (plutôt que de mettre toute son énergie à faire exprimer l'autre).

Cette personne évite ainsi le contact avec son expérience parce qu'elle "est mal" avec elle-même. Non seulement a-t-elle peur du contact avec elle, mais en même temps, elle ne s'accorde pas assez d'importance pour vouloir s'arrêter sur ce qu'elle ressent. Elle cherche donc avant tout à s'éviter. Mais plus elle s'évite de cette façon, plus elle devient inconfortable et angoissée.

En plus, elle est profondément convaincue que ce sont la considération de l'autre, son amour et son respect, qui apaiseront son angoisse et la rendront confortable. Paradoxalement, en attendant ainsi de recevoir de l'autre des marques de considération sans oser déclarer ouvertement qu'elle les recherche, elle perpétue sa faible estime d'elle-même. Elle manifeste peu de respect et de considération pour ce qu'elle vit en le reniant aussi facilement.

Dans ce contexte, on ne peut s'étonner qu'il soit presque impossible pour cette personne d'identifier ses besoins. On n'est pas surpris, non plus, qu'il lui soit très difficile de les exprimer directement.

Une expression camouflée

Tout comme elle refuse ce qu'elle ressent et le traite comme peu important, cette personne a les mêmes objections à l'égard de son ressenti. Elle ne se considère pas assez importante pour communiquer ce qu'elle vit vraiment. Elle ne parvient pas à faire, à celui dont elle veut l'amour, une expression claire et authentique comme: « Je souhaite de tout mon être que tu m'aimes! J'ai l'impression que ton amour serait la preuve que j'ai de la valeur. Je t'assure que parfois j'ai l'impression de n'être pas plus importante qu'un verre de terre sur cette planète. Un seul regard de toi... un seul regard de toi où je lis un peu d'appréciation et je me sens pousser des ailes. »

Elle choisit plutôt de tourner son attention sur lui et de gagner son amour en faisant ce qu'elle pense qu'il veut. Elle espère que ses efforts, son abnégation ou sa soumission lui amèneront l'affection, l'appréciation et la valorisation. Elle garde caché ce qu'elle vit réellement, y compris, bien sûr, ses réactions "négatives".

Si on sait comment se développe l'estime de soi (Voir "Fidèle à moi-même") on comprend qu'il n'y a aucune chance que cette stratégie donne les résultats visés. Non seulement en s'aliénant ainsi elle n'obtiendra jamais l'estime et l'affection de l'autre, mais encore elle n'en aura pas pour elle-même.

Ça semble paradoxal, mais ce n'est pas moins vrai pour autant: la personne qui agit de cette façon ne se compromet pas émotivement. Exposer ses besoins et ce qu'elle ressent l'apeure trop. Elle est parfois même terrorisée à l'idée du refus, du jugement ou du rejet de la part de l'être important. Le refus implicite qu'elle subit continuellement lui apparaît plus vivable que le refus clair et explicite. Il lui permet de garder l'espoir et de persister dans son effort.

Ce refus d'implication émotif entretien le cercle vicieux et explique la détérioration de la condition de la personne ainsi que de sa relation avec l'autre. Chaque fois qu'elle se défile devant le risque de se porter et de s'assumer, son estime d'elle-même diminue. Mais comme elle n'est à peu près pas satisfaite malgré une grande dépense d'énergie, elle est de plus en plus en état de carence.

De son côté, l'autre finit par ne plus pouvoir supporter son harcèlement, cette demande indirecte qu'elle répète par insécurité plus que par amour. Pour lui également, cette relation sans contact émotif réel ne peut être nourrissante.

 

En conclusion

Ce qu'on appelle la "dépendance affective" est donc une forme déficiente de recherche du droit de vivre (Voir "Transfert et droit de vivre" ) . La personne reporte sur ceux qui font partie de sa vie actuelle le pouvoir de confirmer sa valeur comme personne. Comme tout individu inconscient de son transfert ou incapable de le résoudre, elle répète compulsivement des tentatives qui la mènent dans des impasses.

Pour plusieurs raisons, les besoins de cette personne sont aigus. Ce n'est pas pathologique d'avoir des besoins énormes et aigus. Ce n'est pas non plus parce que ces besoins sont criants et présents depuis longtemps (depuis l'enfance) qu'il est impossible d'y répondre. Je travaille tous les jours avec des clients qui trouvent le moyen de répondre pour la première fois à ce genre de besoins. Ils apprennent en même temps à se nourrir réellement dans leurs relations interpersonnelles.

Apprendre à m'aimer (Sortir de la dépendance affective)

Les phases du changement

  • La première tâche à réaliser pour sortir de ce modèle d'interaction consiste à devenir important à mes propres yeux.
  • En deuxième lieu, je devrai travailler à assumer mon besoin d'être aimé.
  • Troisièmement, ma démarche de changement sera plus efficace si je suis sensible à la dimension transférentielle de mes réactions et si je cherche activement à résoudre mes transferts. En effet, tous ceux qui cherchent activement à être aimés tout en dissimulant cet enjeu lorsqu'il est présent, vivent cela dans le cadre de relations "tranférentielles". (Voir " L'Auto-développement: psychothérapie dans la vie quotidienne", chapitre V: "La résolution du transfert") La conquête du droit à l'existence est grandement accélérée si on apprend à se servir efficacement de nos relations transférentielles pour évoluer.
  • Quatrièmement, ma conquête du droit à l'existence réussira si je consens à me mobiliser et à prendre des risques d'exprimer ce que je vis d'important. Ce travail d'expression permet d'assumer ses besoins; il existe des façons de s'exprimer qui sont plus efficaces pour y parvenir. Dans " L'expression qui épanouit", Gaëtane La Plante explique les qualités de l'expression qui permettent de communiquer notre expérience complètement et en contact.

Parvenir à m'aimer

ce titre me déplaît car il n'est pas juste de dire qu'on apprend à s'aimer. S'aimer veut dire qu'on a de l'estime pour soi et qu'on se veut du bien. L'estime de soi, comme celle qu'on porte aux autres, repose sur une évaluation. Je m'estime dans la mesure où, de façon générale, j'agis d'une manière estimable à mes yeux. Cela veut dire être à la hauteur de mes standards.

Il est donc plus juste de dire qu'on arrive à s'aimer en gagnant sa propre estime. L'estime de soi porte à se vouloir du bien. Il en est de même pour les personnes qu'on estime: on adopte naturellement une attitude bienveillante à leur égard .

       Accorder de l'attention à ce que je ressens     

Il n'est pas nécessaire de m'aimer pour porter attention à ce que je ressens, il s'agit de le décider et de me discipliner à le faire. Pour le décider, toutefois, puisque je pressens que ce ne sera pas toujours la fête, il me faut de bonnes raisons. Voici les plus importantes.
Pour me découvrir
En tant que "dépendant affectif" j'ai tendance à mettre beaucoup d'énergie à me faire accepter par l'autre. Mais j'atteins rarement un niveau de satisfaction élevé à cet égard. Lorsque j'y arrive, la satisfaction est toujours très éphémère.

Porter attention à ce que je ressens me permettra de me découvrir au lieu de me fuir. Il est vrai que je sais beaucoup de choses de moi et sur mon passé, mais il s'agit maintenant de me découvrir "de l'intérieur", dans l'ici et maintenant. Savoir autre chose que ce que je fais: savoir ce que je ressens, m'apercevoir que mon ressenti immédiat se modifie. Mais c'est aussi saisir les nuances de mon expérience émotive, identifier mes besoins, constater les liens entre mes fantaisies, mes désirs et mes besoins.
Pour m'apprivoiser à moi-même
Ma vie a été souvent souffrante. La plupart du temps, le contact avec moi me ramène à mes manques, mes échecs et ravive cette souffrance. C'est pour cela, entre autres, que je me fuis.

Mais c'est une erreur de me fuir, d'ignorer ou de combattre ma souffrance. Pour en sortir il faut au contraire que je l'apprivoise. Elle me donnera le courage de nouveaux gestes qui me permettront de régler les problèmes dans lesquels je m'enlise.

Mais il ne s'agit pas seulement de porter attention à ce que je ressens, il faut aussi que je consente à mon expérience intérieure. C'est une autre bataille que j'aurai à livrer contre mes propres résistances.

       Consentir à ce que je ressens
 

Je peux difficilement m'autoriser à être qui je suis. Je ne m'aime pas assez pour cela. (Encore le cercle vicieux!) Il m'est souvent impossible de trouver légitimes mes sentiments et mes besoins.

Je dois préciser ici qu'il peut être extrêmement difficile de travailler à consentir à mon expérience intérieure sans le support d'une psychothérapie. Pourquoi?

Il est possible que je n'aie jamais reçu de mes parents l'attention bienveillante qui permet à l'enfant de sentir qu'il a une certaine importance comme personne. Il est possible même que j'aie vécu l'inverse: me sentir constamment de trop, avoir l'impression de n'être pas aimable, être ignoré ou même détesté.

J'ai maintenant tendance à me faire ce que mon entourage avait l'habitude de faire avec moi: dévaloriser ce que je vis, banaliser mon expérience, rejeter mes émotions. Je me blâme de ce que je vis, je me gronde de mes réactions, je considère ce que je vis comme impertinent et encombrant. Je continue de vivre une impuissance à être comme celle de " l'homme sans voix".

       Aller au-delà de l'anxiété

Je suis souvent assailli par l'anxiété. Je cherche à m'en débarrasser parce que c'est désagréable et ça me semble inutile. Or, l'anxiété est l'expérience typique que l'on vit quand on fuit le contact avec soi. (Voir " Anxiété et angoisse; les Vigiles de l'équilibre mental")

Plus je deviendrai capable de m'arrêter à ce que je vis et d'y consentir, plus je serai à même de m'occuper de mes préoccupations importantes. Petit à petit, l'anxiété disparaîtra de mon existence pour faire place à des préoccupations plus claires et plus utilisables.

        Ressentir à fond

Enfin, pour aller au bout du chemin qui permet d'apprendre à accorder de l'importance à ce que je vis, il ne suffit pas de constater et de reconnaître mon expérience intérieure; il faut aussi ressentir complètement mes émotions. Effleurer l'émotion et la mettre de côté pour passer à autre chose ou pour passer à l'action ne donne pas de bons résultats. Car cela ne permet pas à l'émotion de m'instruire de ce qui se passe vraiment. Il est alors difficile d'avoir un accès clair à mes besoins.

Pour être vraiment en contact avec soi, il ne suffit pas d'avoir accès à ses émotions. Il faut en plus s'immerger dans l'émotion ainsi émergée. Le processus émotionnel dont il est question ici est décrit dans " La vie d'une émotion".

Par labradorite - Publié dans : travail sur soi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Catégories

citation

Freud disait "les patients tiennent souvent plus à leur névrose qu'à eux-même"

les photos que j'aime







citation

 

souvent les personnes cherchent la raison précise pour laquelle le vase à débordé... le vrai problème n'est pas la goutte d'eau qui fait déborder le vase, mais que le vase était quasi plein juste avant... maintenant, faut le vider ce vase. sans tarder.

Texte Libre

 

La dépendance affective n'est pas de l'amour.
L'amour signifie donner sans rien attendre en retour.
S'oublier dans une relation, s'offrir totalement,
donner le meilleur de soi-même, sans préjugés,
tout naturellement, sans que cela ne coûte d'effort,
est le meilleur chemin qui conduit à l'amour.
Le retour sera assuré.
Il faut apprendre à écouter l'autre,
vouloir son bonheur,
se placer au-dessus de ses propres attentes
afin de se libérer de cette dépendance.

Derniers Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés