je suis procrastinatrice. Bien sûr, j'en éprouve de la honte et je me sens paresseuse. Mais pas moyen de vaincre cette tendance. J'ai beau me faire une liste, je la voie s'allonger démesurément
jusqu'à ce que j'abandonne.
Alors, j'ai décidé que ce n'était que le reflet d'autre chose, que je dois découvrir et prendre en charge.
Ce livre m'a beaucoup interressé : "comment ne pas tout remettre au lendemain du Dct Bruno Koeltz". il n'a rien changé à mon comportement, mais m'a fait prendre conscience que cette attitude
cachait autre chose et que ce n'était pas de la paresse. Je m'active toute la journée, meme si j'aime beaucoup rêver sans rien faire. Avant, je ne m'accordais pas ce plaisir. Aujourd'hui,
je me dis que ça me fait du bien, ça ne fait de mal à personne, alors je me l'autorise. Ca n'a pas changé ma vie. Je n'en fais pas moins pour autant, et même je dirais que ça me ressource et que
j'ai plus d'envie de faire.
voilà un article qui m'a interessé (je n'en ai copié qu'une partie):
http://ithaque-coaching.over-blog.com/categorie-10445345.html
la procrastination et l'estime de soi
la procrastination qui est un peu le sport extreme de l'auto-punition est directement liée aux émotions négatives. Elle révèle donc un besoin à combler, qui relève du domaine de la relation à
soi, de l'estime de soi.
de façon générique et ultra simplifiée, faire ce qu'on a à faire en tems et en heure, c'est s'éviter une pression inutile et fatiguante tout en se donnant les moyens de réussir : c'est donc
prendre soin de soi. Ce comportement peut-etre très difficile pour une personne en mésestime de soi qui, plus ou moins consciemment, ne mérite pas de prendre soin d'elle, de réussir. Elle se
retrouverait alors en conflit direct avec l'image qu'elle a d'elle-même, en danger, et c'est tout son système émotionnel qui se met en marche pour la paralyser, ce qui est un moyen de la protéger
de ce risque terriblement déstabilisant, tant qu'elle n'aura pas entendu le message. Emotions négatives face à la tâche et besoin de soulagement : les ingrédients de la procrastination sont en
place. Rappelons que le cerveau s'acharne à faire en sorte que la réalité corresponde à ce que nous croyons. Et en l'occurence, il y parvient très bien.
Nous rentrons alors tout naturellement dans un cercle vicieux de dévalorisation de soi, car la procrastination est un système de défence ultra rodé qui s'alimente tout seul comme un grand, et qui
est qualifié à juste titre, dans les cas chroniques, d'auto-handicapant.
Vous l'avez compris, se débarrasser de ce comportement invalidant est difficile, et les techniques de gestion du temps, ont autant de chance d'être efficaces que de tenter de découper un rosbif du
dimanche avec des ciseaux à ongles.
Il s'agit come souvent, de cesser de vouloir vaincre la procrastination pour écouter le message qu'elle nous envoie. c'est ahurissant comme nous nous escrimons à vaincre, combattre et lutter contre
tout un tas de phénomènes naturels comme si nous étions si peu civilisés qu'il nous faille démolir nos propres systèmes de protection à coups de bâton ou de bombe. Car l'ennemi de l'exécution de la
tâche, ça n'est pas la procrastination, c'est nous!
Commencons donc par porter un autre regard sur nous-même afin de nous autoriser à developper une estime de soi fragile et fluctuante.
L'estime de soi est la valeur que nous nous accordons en tant que personne, c'est l'évalutation que nous faisons de nos systèmes de valeurs : mon action est cohérente avec mon système de valeurs :
mon estime augmente. Elle ne l'est pas : mon estime baisse. Attention, nous sommes souvent plus exigents envers nous-même qu'envers les autres.