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pour m'aider a être moi-même

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Si tu m’aimais, tu comprendrais…

auteur = WWW.marieandersen.net
 

« Si tu m'aimais, tu comprendrais » ! Cette phrase, aussi réductrice soit-elle éveille chez nombreux d'entre nous une pointe de nostalgie. Oui, quand nous allons mal, nous aimerions être devinés. Oui, nous aimerions mieux ne pas devoir nous expliquer, d'autant plus que notre mauvaise humeur risque de nous rendre un peu confus, nous allons préférer culpabiliser l'autre un peu au-delà de ce qu'il mérite, refuser d'entendre son point de vue, bref, on connaît ça, ça risque de mal tourner ! Mais surtout, on peut penser que l'aide que l'autre nous apportera n'aura pas la même valeur si on a dû la lui demander Une « vraie » aide, pense-t-on, ça devrait venir tout seul, sans explication, seulement par amour.

Mouais… Qui nous a aimés comme ça, inconditionnellement ? Qui comprenait nos soucis et nos inconforts sans qu'on n'ait jamais eu besoin de s'expliquer ? Notre Maman ! C'est elle (ou celui ou celle qui en a assumé le rôle) qui nous a compris, lorsque nous étions bébé, trop petit pour nous expliquer, c'est elle qui a deviné nos besoins et y a répondu. Et en général, plutôt bien que mal, sinon nous n'aurions pas survécu !

Nous tous qui sommes encore vivants et pas complètement détruits par une enfance trop pathologique, nous avons commencé notre vie avec l'aide attentive et « devinante » d'une personne qui a décodé nos besoins et y a répondu assez correctement. Pendant les premiers mois, voire les premières années de notre vie, elle a compris ce qui se cachait derrière nos pleurs : la faim, la soif, le froid, l'inconfort, la fatigue, la frustration… C'est normal et ça n'a rien à voir avec l'amour, même si ces gestes en ont été empreint la plupart du temps. C'étaient des gestes nécessaires à la survie, les mêmes que toutes les mères mammifères prodiguent à leurs petits, et que cela s'appelle instinct maternel ou amour n'y change pas grand-chose. Nous nous sommes sentis compris, devinés et ce souvenir, même s'il n'est plus conscient reste gravé au fin fond de notre mémoire.

Mais maintenant, nous ne sommes plus des bébés, nous ne sommes pas en face de notre mère et nous sommes capables de nous exprimer. Pas de nostalgie, l'âge bébé avec ses privilèges incontestables, est révolu ! Expliquer ce qui nous peine, ce qui nous vexe ou nous blesse, parler de ce qui nous manque, de ce dont on a besoin, sera vraiment plus efficace que d'attendre d'être deviné ! A moins qu'on préfère entretenir son propre malheur ?

Le mot de la fin revient à un professeur de psychiatrie devant son auditoire : « Si j'ai besoin de sucre dans mon café, j'ai intérêt à le demander clairement, plutôt que d'attendre en tournant en silence ma petite cuillère dans ma tasse, en souffrant du fait que personne ne perçoive ma détresse ! Après quoi, je boirai un café tiède et sans sucre» !

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M
Bonjour, <br /> <br /> Je n'ai rien contre le fait que mes articles circulent sur le net, si je les publie sur mon site ou sur le site "psy.be" c'est pour que ces idées circulent, donc le but est atteint, mais la moindre des choses aurait été de mentionner mon nom il me semble...<br /> <br /> WWW.marieandersen.net
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