pour m'aider a être moi-même
Ca fait des années que je me demande ce que j'ai. J'avais vaguement un sentiment que ca venait de ma mère mais sans saisir quoi. J'écris ça et je me dis encore que c'est mal que j'écrive ça. Pourtant il n'y a rien de mal qu'une triste réalité.
Ma mère je l'aime, mais j'ai l'impression de devoir m'en protéger. J'ai compris pourquoi. J'ai compris ca hier soir.
Je suis partie en vacance chez mes parents, et j'ai sentie la colère monter, monter. J'étais contente de rentrer chez moi. Mais hier j'ai vu mon psy, qui me dit « alors ces vacances » j'ai parlé d'autre chose mais voyant le temps passé, je me décide à parler de cette colère. Et d'un seul coup, j'ai élevé la voix, et je me suis mise à pleurer. Il y avait des gros sanglots qui montaient, c'était comme si j'allais sortir non pas des larmes, mais un gros sac d'eau coincé dans ma poitrine. Je me suis sentie mal. J'ai visualisé cette enfant qui ne demandait qu'à vivre sans faire de mal à personne. J'ai vu cette femme triste qui porte un poids sur les épaules. Elle m'a fait mal. Mes deux copines n'étaient pas chez elles. Puis Az m'a appelé et il a remué tout ca pendant 2 heures. Sa colère m'a étonné. C'était comme s'il était en colère à ma place. C'est bizarre ca, je ne connaissais pas. Tous mes repères se bousculent, ma vie telle que je la voyais est devenue fausse. Ma fille a désiré aller voir des bouquins et je suis retournée vers ce livre qui j'avais eu peur d'acheter, et j'ai retrouvé dedans exactement ce qui collait à ma vision des choses.
Quand j'avais peur, je ne savais pas de quoi. Ca me serrait la gorge puis j'avais un gros poids sur la poitrine, puis le cœur qui se mettait à taper, un sentiment d'insécurité m'envahissait et les larmes étaient au bord des yeux. Mais je ne savais jamais pourquoi. J'avais beau m'allonger et laisser les émotions venir, je ne comprenais toujours pas. Alors je m'étais dit que j'avais du me couper de mes émotions. Mon psy m'avait dit que sans doute je n'étais pas prête. Et maintenant, la colère est là, moi qui ne me mets jamais en colère. Si je parle alors le ton monte et les sanglots reviennent.
Cette femme triste qui se détache de moi, j'ai l'impression de la retenir comme si je n'allais plus être moi après. Mais en même temps, il y a l'autre celle plein de sourire, de gaieté. Combien de fois derrière cet écran, des personnes m'ont parlé et m'ont apprécié ? Ca fait drôle, ça m'a beaucoup étonnée et puis je m'y suis habituée. Cette autre femme qui soudain a de l'espace pour exister commence à regarder la femme triste comme si c'était une image projetée sur moi par une source extérieure. Elle secoue la tête, elle dit « non, non».
Mon but quand j'ai commencé ce blog « m'aider à être moi-même ». Je me permets d'écrire tout ça ici car c'est vous tous du net qui m'avez aidé sans même le savoir.